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Des gisements vieillissants et moins rentables : pourquoi BP se détourne de son bastion historique de la mer du Nord
information fournie par Boursorama avec Media Services 31/07/2026 à 10:20
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D'autres majors pétrolières telles que Chevron, Shell et TotalEnergies ont déjà soit vendu leurs actifs dans le bassin d'hydrocarbures de Mer du Nord, soit restructuré leurs positions.

Une plateforme BP du site ETAP (Eastern Trough Area Project), en mer du Nord, en 2014 (illustration) ( POOL / ANDY BUCHANAN )

Une plateforme BP du site ETAP (Eastern Trough Area Project), en mer du Nord, en 2014 (illustration) ( POOL / ANDY BUCHANAN )

Confirmant un virage entamé au printemps Le géant pétrolier britannique BP a annoncé vendredi 31 juillet qu'il envisageait de vendre ses activités en mer du Nord, se détournant d'un bassin vieillissant alors même que le gouvernement britannique est sous pression pour autoriser davantage de forages. L'energéticien avait déjà évoqué au printemps étudier la piste d'une sortie potentielle, face à des coûts jugés trop élevés et dans le cadre d'efforts pour réduire sa dette.

"Le Royaume-Uni est notre foyer depuis plus de 100 ans et continuera de jouer un rôle important dans notre avenir", a assuré la directrice générale, Meg O'Neill, dans un communiqué. L'entreprise précise que le siège de BP restera dans le pays.

Face aux pressions de Donald Trump, qui appelle depuis des mois le Royaume-Uni à forer davantage en mer du Nord, le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham avait assuré jeudi qu'il serait "pragmatique", ajoutant que le pays "ne peut pas ignorer" cette ressource.

Le sujet fait débat au Royaume-Uni, car le parti travailliste s'était engagé à ne pas émettre "de nouvelles licences pour explorer de nouveaux champs" pétroliers et gaziers.

Si les partisans des forages mettent en avant des gains rapides en matière de sécurité et d'indépendance énergétique, les experts soulignent des limites importantes, tant pour le pétrole que pour le gaz, notamment parce qu'il s'agit d'un bassin en voie d'épuisement.

"La mer du Nord reste un élément essentiel du système énergétique du Royaume-Uni. Cependant, alors que nous concentrons notre portefeuille et orientons nos capitaux vers nos opportunités les plus créatrices de valeur, nous pensons que nos activités en mer du Nord seront mieux positionnées au sein d'une autre entreprise", développe Mme O'Neill. BP employait en 2025 près de 14.000 personnes au Royaume-Uni, dont environ 1.100 dans ses activités en mer du Nord.

Recentrage sur les énergies fossiles

Le groupe précise que son portefeuille en mer du Nord comprend cinq pôles de production : deux dans le centre de la mer du Nord (Andrew et ETAP) et trois à l'ouest des Shetland (Glen Lyon, Clair et Clair Ridge). Le champ pétrolier de Clair est ainsi décrit par BP comme le plus grand sur le plateau continental britannique.

Après des derniers mois de fortes turbulences au sein de son équipe de direction, BP est en plein recentrage sur les hydrocarbures après un virage vert raté. Il a dévoilé au premier trimestre un bénéfice en forte hausse, porté par son activité de négoce pétrolier, qui a tiré profit de la volatilité des prix des hydrocarbures avec la guerre au Moyen-Orient. Il doit présenter mardi prochain ses résultats du deuxième trimestre.

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2 commentaires

  • 11:53

    C'est aujourd'hui le cas de la plupart des gisements conventionnels. Fini le pétrole pas cher. Et le pétrole de schiste est beaucoup plus limité dans ses usages et coûte beaucou plus cher à extraire


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